Posté le 11.04.2006 par lysianne93
Pour toi mon enfant chéri.
(Ecrit à l'encre des mes nuits sans toi)
Viens petit printemps
Viens égayer mon coeur
Viens mon bel enfant
Ma joie, mon bonheur.
Viens Emmanuel
Au regard bleu si doux
Viens du bout de ton aile
Effleurer ma joue.
Viens sublime instant
Viens ma dernière heure
Viens, viens je t'attends
M'emmener vers l'Ailleurs.
Viens Emmanuel
Reviens parmi nous !
Viens mon ange dans le ciel
Reviens, Dieu avec nous.
Ta maman pour toujours
Abella
Texte déposé
Visitez son site : http://emmanuel.jonckheere.free.fr
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Posté le 11.04.2006 par lysianne93

Le repas se passe bien, tout le monde est réuni autour de la grande table, un brouhaha de bonne humeur règne, les rires fusent de part et d'autre, chacun y va de son anecdote, d'un souvenir, je m'engage dans cette voie, c'est alors que tombe un silence de plomb, les regards me fuient, se détournent, les visages se crispent, qu'ai je donc osée dire ? rien d'anormal, j'ai simplement parlée de mon fils Grégory, alors pourquoi une telle réaction, a t'il volé ? est il drogué ? a t'il commis quelque chose de tellement affreux que personne ne veut plus en entendre parler? lui qui vous faisait tellement rire que nous nous retrouvions ensemble, non il est tout simplement passé de l'autre côté, vers une autre vie ailleurs que sur cette terre, pourquoi une telle réaction, cela ramène t'il les gens à leurs peurs les plus profondes ? on me dit « oui mais la vie continue » merci je suis bien placée pour le savoir, qu'est ce que je fais depuis presque 1 an, « que cela ne le fera pas revenir d'en parler » ils doivent me prendre pour une abrutie ma parole, c'est pas possible, « il faut accepter et faire son deuil » on ne fait pas son deuil, ce n'est pas une maladie, et comment arriver à accepter cet horrible anachronisme « il ne faut pas radoter » désolée je ne radote pas seulement je n'ai plus la possibilité de fabriquer de nouveaux souvenirs, je suis condamnée à vivre avec ceux que j'ai, la vie ailleurs est un des sujets les plus tabous, on peut parler de tout maintenant, drogue, racisme, homosexualité, etc..., mais la mort ça non, alors au début on surveille ses paroles, pour ne pas embêter, pour ne pas gêner, pour être agréable à tout le monde, mais on étouffe, on agonise de l'intérieur, mais qu'importe les apparences sont sauves, on passe pour quelqu'un de fort, si vous saviez !!! n'ayez crainte je ne craquerai pas devant vous, et même si cela devait arriver, j'en ai acquit le droit, pouvoir parler de Grégory est une bouffée d'oxygène, sachez simplement écouter, je ne vous demande rien de plus, il fait parti intégrante de ma vie, vous ne m'imposerez pas la violence de votre silence, et si vous ne voulez pas en entendre parlé, passez votre chemin, nous n'avons vraiment rien en commun.
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 11.04.2006 par lysianne93
A toi mon tout petit être encore innocent
Bientôt tu feras parti de notre présent
Notre désir de te connaître est si ardent
Comme il semble encore bien loin ce moment
Bienvenue à toi mon petit bout de chou
De pouvoir déposer un bisou sur ta joue
Se sera j'en suis sur le moment le plus fou
A partir de ce jour là tu seras notre tout
Nous avons tellement d'amour à te donner
Jamais tu ne te sentiras abandonné
Veillerons toujours sur toi petit nouveau né
Avec passion et tendresse pour l'eternité
Ainsi viendra enfin le jour ou tu naîtras
De grand séjour j'espère dans mes bras tu feras
L'immensité de l'amour tu le connaîtras
Avec ta mamie ta maman ton papa.
Ecrit pour la naissance de mon 1er petit fils.
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 11.04.2006 par lysianne93
Il n'existe pas d'armure
Contre ce genre de blessure
Mon cerveau est devenu une machine tortueuse
Mes pensées prennent une route sinueuse
Afficher un beau sourire facile
Eludé la réponse du ça va débile
L'apparence est bien illusoire
Pour celui qui refuse de voir
J'ai seulement besoin de votre soutient
Savoir que chacun se souvient
Ne croyez pas comprendre mes pensées
N'essayez pas de m'analyser
Vous y perdriez votre temps
Personne ne connaît ce châtiment
A moins que malheureusement
Vous n'ayez vous aussi perdu un enfant.
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 06.04.2006 par lysianne93
Comment combler tes absences
Comment vivre tes silences
Ne plus jamais entendre ta voix
Comment vivre malgrès mon désaroi
Ne plus jamais croiser ton regard
J'ai envie d'hurler mon désespoir
Ne plus jamais entendre tes éclats de rire
Et c'est tout mon être qui se déchire
La douleur est si immense si profonde
Je me retrouve dans un autre monde
Mes jours sont devenus des nuits
Le monde ou je me réfugie
Depuis que tu es parti
Toi mon fils toi Grégory
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 06.04.2006 par lysianne93
Maman pourquoi pleures tu comme ça ?
Explique moi je ne comprends pas
Je suis là tout prés viens dans mes bras
Je ne t'ai encore jamais vu dans cet état
Mais que faisons nous dans cette chambre d'hôpital ?
C'est ce jeune homme dans son lit qui te met si mal ?
Est ce que je le connais il a l'air très important pour toi
Attends je m'approche un peu il faut que je le vois
Non c'est impossible cette personne c'est moi
Tout devient clair je suis passé de l'autre côté
Voilà pourquoi je suis enfin plein de sérénité
Ma petite mère arrête de pleurer je suis bien
Jamais rien ne pourra briser nos liens
Sèche tes larmes regarde je suis là
Apaise ton coeur et tu m'entendras
Cette lueur dans tes yeux ça y est tu m'as perçu
Ce grand jour tant attendu est enfin venu.
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 06.04.2006 par lysianne93

Je croyais avoir souffert au plus profond de mon âme
Une plaie partagée certainement par d'autres quidams
Mais ma souffrance n'appartenait qu'a moi à moi seule
Elle me recouvrait toute entière comme un linceul
Mon coeur avait saigné si fort la blessure était si grande
Que je croyais avoir connue la pire de offrandes
Jamais je ne pensais qu'elle pourrait se refermer
Mais un petit bout d'homme doucement la cicatrisée
Avec le temps et l'amour de mon enfant tout c'est apaisé
Mais elle est revenue plus terrible plus incontrôlable
Car voir souffrir son petit même si il a grandit est intolérable
La douleur est telle qu'a nouveau elle déchire mon coeur
Pauvre sotte que je suis je croyais avoir affrontée le pire des malheur
Je sers les dents j'ai une envie bestiale de hurler mon désespoir
Ma douleur n'est rien comparée à celle çi c'est un cauchemard
Je reste là impuissante à le voir effondré de chagrin
Ma seule requête ma seule demande mon seul espoir
Que comme pour moi ses petits bouts d'hommes lui montrent le chemin.
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 06.04.2006 par lysianne93
Toi mon adorable grand frère
Tu avais un peu remplacé notre père
Puis toi aussi tu es parti
Victime d'une terrible maladie
Tu étais toujours de bonne humeur
J'aimais dans tes yeux cette chaleur
Jusqu'au bout tu t'es battu
Puis un jour je ne t'ai plus vu
Tu as laissé un vide immense
Comment combler tes absences
Tu as retrouvé j'en suis sur notre père
Vous ne souffrez plus comme sur cette terre
Quand le moment sera arrivé
Mon Grégory venez le chercher
Protégez le prenez soin de lui
Je n'ai que lui je vous le confie.
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 05.04.2006 par lysianne93
Dans le profond silence de la nuit
Le soufle de ta respiration s'enfuit
Ton corps frissonnant de fièvre intense
Ta vie est en ce moment dans la balance
J'ai vu sur les scanners les immenses zones noires
C'est celles de ton cerveau détruit sans espoir
Tu n'es plus là et pourtant pas encore ailleurs
Comment continuer sans toi mon bonheur
Quand j'entre dans ta chambre d'hôpital
Te voir ainsi me fait atrocement mal
On devine sous les draps ton pauvre corps décharné
Sur ton visage toutes les expressions se sont envolées
Et au milieu de ton coup cette affreuse trachéotomie
Si j'avais le courage je la boucherai et ainsi tout serait fini.
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 05.04.2006 par lysianne93

Tu m'as appris la patience
Pour les 9 longs mois de ta naissance
Tu m'as appris l'amour pur, intense
Au fond de tes yeux gris bleus, immenses
Tu m'as appris à pardonner
Quand tes petites bêtises tu venais m'avouer
Tu m'as appris la tendresse
Quand dans mes bras s'écoulait ta tristesse
Tu as appris à mon coeur à se gonfler de joie
Rien qu'avec un sourire de toi
Tu m'as appris à me battre à lutter
A trouver des forces insoupçonnées
Je ne m'imaginais pas te laisser
Face au cancer qui voulait nous séparer
Tu m'as appris le don total de soi
Car rien n'était trop beau pour toi
Tu m'as appris également la complicité
Tout en laissant passer entre nous le souffle de la liberté
Tu m'as appris à me redresser, continuer de marcher
Quand au bout de 23 ans ton beau père dehors m'a jetée
Tu m'as appris l'humilité
Car tout bonheur peut un jour s'écrouler
Tu m'as appris aussi l'espérance
Te revoir, quand sur cette terre sera finie mon errance
Tu m'as appris à devenir moi
Tout ce que je suis je te le dois
Sans toi je ne serais pas
Ma plus grande fierté est d'avoir un fils comme toi .
Lysianne93
Texte déposé
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