Mes poesies
Posté le 06.04.2006 par lysianne93

Je croyais avoir souffert au plus profond de mon âme
Une plaie partagée certainement par d'autres quidams
Mais ma souffrance n'appartenait qu'a moi à moi seule
Elle me recouvrait toute entière comme un linceul
Mon coeur avait saigné si fort la blessure était si grande
Que je croyais avoir connue la pire de offrandes
Jamais je ne pensais qu'elle pourrait se refermer
Mais un petit bout d'homme doucement la cicatrisée
Avec le temps et l'amour de mon enfant tout c'est apaisé
Mais elle est revenue plus terrible plus incontrôlable
Car voir souffrir son petit même si il a grandit est intolérable
La douleur est telle qu'a nouveau elle déchire mon coeur
Pauvre sotte que je suis je croyais avoir affrontée le pire des malheur
Je sers les dents j'ai une envie bestiale de hurler mon désespoir
Ma douleur n'est rien comparée à celle çi c'est un cauchemard
Je reste là impuissante à le voir effondré de chagrin
Ma seule requête ma seule demande mon seul espoir
Que comme pour moi ses petits bouts d'hommes lui montrent le chemin.
Lysianne93
Texte déposé
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Posté le 06.04.2006 par lysianne93
Toi mon adorable grand frère
Tu avais un peu remplacé notre père
Puis toi aussi tu es parti
Victime d'une terrible maladie
Tu étais toujours de bonne humeur
J'aimais dans tes yeux cette chaleur
Jusqu'au bout tu t'es battu
Puis un jour je ne t'ai plus vu
Tu as laissé un vide immense
Comment combler tes absences
Tu as retrouvé j'en suis sur notre père
Vous ne souffrez plus comme sur cette terre
Quand le moment sera arrivé
Mon Grégory venez le chercher
Protégez le prenez soin de lui
Je n'ai que lui je vous le confie.
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 05.04.2006 par lysianne93
Dans le profond silence de la nuit
Le soufle de ta respiration s'enfuit
Ton corps frissonnant de fièvre intense
Ta vie est en ce moment dans la balance
J'ai vu sur les scanners les immenses zones noires
C'est celles de ton cerveau détruit sans espoir
Tu n'es plus là et pourtant pas encore ailleurs
Comment continuer sans toi mon bonheur
Quand j'entre dans ta chambre d'hôpital
Te voir ainsi me fait atrocement mal
On devine sous les draps ton pauvre corps décharné
Sur ton visage toutes les expressions se sont envolées
Et au milieu de ton coup cette affreuse trachéotomie
Si j'avais le courage je la boucherai et ainsi tout serait fini.
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 05.04.2006 par lysianne93

Tu m'as appris la patience
Pour les 9 longs mois de ta naissance
Tu m'as appris l'amour pur, intense
Au fond de tes yeux gris bleus, immenses
Tu m'as appris à pardonner
Quand tes petites bêtises tu venais m'avouer
Tu m'as appris la tendresse
Quand dans mes bras s'écoulait ta tristesse
Tu as appris à mon coeur à se gonfler de joie
Rien qu'avec un sourire de toi
Tu m'as appris à me battre à lutter
A trouver des forces insoupçonnées
Je ne m'imaginais pas te laisser
Face au cancer qui voulait nous séparer
Tu m'as appris le don total de soi
Car rien n'était trop beau pour toi
Tu m'as appris également la complicité
Tout en laissant passer entre nous le souffle de la liberté
Tu m'as appris à me redresser, continuer de marcher
Quand au bout de 23 ans ton beau père dehors m'a jetée
Tu m'as appris l'humilité
Car tout bonheur peut un jour s'écrouler
Tu m'as appris aussi l'espérance
Te revoir, quand sur cette terre sera finie mon errance
Tu m'as appris à devenir moi
Tout ce que je suis je te le dois
Sans toi je ne serais pas
Ma plus grande fierté est d'avoir un fils comme toi .
Lysianne93
Texte déposé
Posté le 05.04.2006 par lysianne93
Quand elle pense à la guerre
A ce temps de misère
Quand elle pense aux enfants qui meurent de faim
Elle regarde tendrement les siens
Quand elle voit les enfants mendier en haillons sur le trottoir
Hâtivement elle rentre chez elle tout son être crie au désespoir
Puis elle sort de sous son manteau usé
Ce morceau de pain qu'elle ne peut partager
Avec les enfants de la rue aux ventres affamés
Chaque jour pour elle est un cruel dilemme
Car tous ces petits mendiants elle les aiment
Alors doucement une larme coule sur sa joue
En regardant le pain mangés par ses petits bouts de choux
Elle ne peut s'empécher de penser à ces petits orphelins
En guenilles sur le trottoir qui lui tendaient la main
Qui demain ne seront plus là à mendier
Faute d'avoir eu un morceau de pain à manger
Elle se souvient de leurs yeux noirs
De leurs yeux noirs couleur trottoir
Lysianne93
Texte déposé
Publié à la Bibliothèque International De Poèsie en 1999.
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